

PHILIPPE FOCH
percussion & electro.
« Mû par un désir vivace de rencontre et d’exploration, qui non seulement ne s’émousse pas mais semble au contraire s’aiguiser à mesure que le temps passe, Philippe Foch, batteur de formation, gravite depuis 30 ans à l’intérieur d’un territoire sonore intensément mouvant et, rétif à toute forme de routine ou de statuquo, ne cesse de remettre en jeu ses acquis et de réinventer son langage musical. Ce langage, dont un riche attirail percussif constitue le cœur battant, frappe d’emblée par sa tonicité rythmique et par sa vitalité organique : un langage ruminé longuement mais tout entier jaillissant dans l’ici et maintenant. »
Jerome Provencal journaliste à Mouvement
Musicien polyvalent, c’est un « traverseur de territoires » : de la musique traditionnelle, improvisée, électroacoustique aux expériences théâtrales et performatives.
Batteur d’origine, il est un des rares percussionnistes français à avoir une grande relation avec des tablas auxquels il s’est initié lors de plusieurs voyages à Calcutta où séjourne son maître Pandit Shankar Ghosh,. L’étude de la musique indienne a influencé sa démarche et donne à son jeu et à son écriture une riche palette associant jeu traditionnel et sonorités contemporaines.
Son chemin est marqué des intenses collaboration dans le jazz et la musique libre avec entre autres
Akosh S Unit entre 1993 et 2002 (9 albums universal)
Les Amants de Juliette avec Serge Adam et Benoit Delbecq (5 albums quoi de neuf docteur)
Les Voyageurs de l’espace Projet de Didier Petit avec Claudia Solal en trio (album paru en 2016 Buda music)
Soleil Rouge avec Didier Petit et Sylvain Kassap
Son travail autour de l’électronique s’est développé avec Eryck Abecassis , Kasper Toeplitz , Philippe Le Goff, Christian Sebille et Mathias Delplanque , il rejoint l ‘ensembles IRE (Franck Vigroux, Kasper Toeplitz, Helene Breschand ,Christophe Ruestch)
IL crée un solo Taarang (ensemble de 15 tablas et électronique) qui donne naissance un Album TAARANG (avec invités) sorti chez Signature en Janvier 2015
Il travaille aussi autour du lithophone (ensemble de Pierres sonnantes) et électronique
Artiste associé à Athenor il crée Kernel un solo pour la toute petite enfance en (plus de 500 representations )
Jardin avec Philippe le Goff, pièce pour matériaux naturels brut et électronique, et Jardins extérieurs jours, des performances dans les paysages
Loin des yeux, installation vidéographique et sonore avec Erwan Keravec et Mist, concert performance pour un territoire avec Christian Sebille..
Il compose régulièrement pour le théâtre, la danse et le cirque. Son parcours croise pendant vingt ans la compagnie théâtrale L’Entreprise (François Cervantès) , il y crée plus d’une dizaine de pieces. Parmi ses compositions les plus récentes : Du goudron et des plumes de Mathurin Bolze et Them no go see avec la chorégraphe Sophiatou Kossoko, FilFil de Jeanne Mordoj ,
Parmi ses dernieres créations :
BLIND d’Erwan Keravec (dec 2015 au Quartz à Brest)
GRIS pour lithophone et électronique de Kasper Toeplitz chorégraphie de Myriam Gourfink (Fev 2016 à Beaubourg)
IMAINTSOO de JC Feldhandler pour 2 percussionnistes et 2 chanteuses (Mars 2017 Poitiers,Opera de Reims)
Creation du CNAC avec Mathurin Bolze à La Villette en 2018

CLAUDIA SOLAL
voix
Depuis plus de 20 ans, Claudia Solal ne cesse d’accentuer la singularité d’un univers profondément original, au point de s’affirmer aujourd’hui comme l’une des chanteuses les plus précieuses de la scène jazz. Tout en maîtrisant parfaitement la tradition, elle est en constante recherche de territoires nouveaux où l’expression artistique n’est pas tributaire d’un code stylistique. Phénomène vocal, dit-on, Claudia Solal « mêle l'érudition et la fraîcheur,
l'insolite et l'exultation retenue » (Fara C.)
Chanteuse, auteur-compositeur, improvisatrice, Claudia Solal est née en région parisienne
dans une famille d’artistes. Fille du peintre Anna Solal et du pianiste compositeur Martial Solal, petite fille des peintres Una Maclean et Grégoire Michonze, elle débute le piano à l’âge de 6 ans au Conservatoire de Ville d’Avray. C’est à l’âge de 18 ans qu’elle entame une
formation de technique vocale classique avec Christine Demangel. Elle se forme parallèlement au jazz auprès Pierrick Hardy, Laurence Saltiel, Christiane Legrand, François
Théberge.
Son premier disque, My own foolosophy (1998), enregistré aux côtés de Baptiste Trotignon,
Arnault Cuisinier et Thomas Grimmonprez, reçoit d’emblée un accueil médiatique très
chaleureux. Claude Carrière écrit alors qu’elle ne ressemble à personne, qu’aucune référence,
qu’aucun modèle ne vient à l’esprit à son écoute.
Après avoir longuement exploré le répertoire des standards, sa rencontre avec la pianiste
Françoise Toullec, avec qui elle travaillera de 1999 à 2015, lui ouvre un champ décisif dans la musique improvisée.
En 2001 elle crée avec Lê Duy Xuân et Médéric Collignon son premier trio d’improvisation
vocale La Théorie du chaos, qui se produit jusqu’en 2007.
Outre sa très remarquée collaboration avec Benjamin Moussay, qui se poursuit depuis 1997 (leur premier disque en duo, Porridge Days, remporte à sa sortie en 2005 un vif succès), elle monte en 2006 un surprenant duo avec le saxophoniste Jean-Charles Richard, axé sur l’improvisation. Elle donne son premier concert en solo la même année.
Elle forme le quartet « Spoonbox » en 2006 à l’occasion du festival Jazz in Marciac, en
compagnie de ces deux derniers, et d’un nouveau venu, le batteur Joe Quitzke. Ils se
produiront jusqu’en 2013. Leur disque Room Service, sorti en 2010 reçoit 4 f de Télérama.
Entre 2007 et 2016, elle se produit dans plusieurs créations de Jean-Marc Padovani, d’Yves Rousseau, avec Jean-Rémy Guédon, sur des textes de Christian Bobin) et de Jean-Marie Machado. On a pu l’entendre récemment en duo avec Martial Solal, à l’Opéra de
Lyon, et à la Cité de la Musique de Strasbourg. En 2002 elle intègre son grand orchestre, le
Newdecaband, dont le dernier concert a lieu au Portugal en 2013.
En dehors de ses propres disques, Claudia Solal a participé à de nombreux enregistrements.
Sortira en octobre 2017 le très attendu Butter in my brain, troisième opus en collaboration
avec Benjamin Moussay.
Invitée à de nombreux festivals, sur des scènes prestigieuses, aussi bien en Europe, qu’en
Asie et aux Etats-Unis. Elle travaille actuellement avec le quartet franco-américain
Antichamber Music, avec Katie Young, Benoit Delbecq, Lou Mallozi, en duo avec la
chanteuse Valérie Philippin (Equivoxe), en duo avec Sylvain Kassap (Moldaves !), en duo
avec Benjamin Duboc (Le ventre vide), l’orchestre Danzas de Jean-Marie Machado (projet
Lagrima Latina). Elle prépare
un disque en duo avec Benoît Delbecq, au titre évocateur No sake tonight. Elle sera d’ailleurs
bientôt sur scène dans un opéra de chambre, Patiente 66, composé par ce dernier, sur un livret de Dorothée Zumstein, réunissant la chanteuse Elise Caron, la comédienne Anne Benoît, et les musiciens Antonin-Tri Hoang, Kim Myhr, Miles Perkin, Steve Argüelles et Benoît Delbecq.
Par ailleurs, elle enseigne depuis 1998. Elle dirige la classe de chant jazz au CRR de
Strasbourg depuis 2005, a enseigné à Paris (Conservatoires des 7ème et 13ème) et au PESM
de Bourgogne de 2012 à 2015.

DIDIER PETIT
violoncelle & voix
Il débuté le violoncelle l'année ou Neil Armstrong pose le premier pas sur la Lune. Passe ses études conservatoriennes sur la pointe des pieds et se tourne rapidement vers les musiques de son temps. Deux grands orchestres le fascinent alors, l’Arkestra de Sun Ra et le Celestrial Communication Orchestra du contrebassiste Alan Silva. Il entre dans l’orchestre de ce dernier puis en 1983 devient enseignant puis administrateur de l'institut for artistical and cultural perception.(IACP) Jusqu’en 1993.
Il crée en 1990, la collection de disques in situ (38 références à ce jour). Il cherche à y documenter un (contre) courant d’idées musicales et n’y apparaît que très peu en tant que musicien. Il est rejoint dans cette collection par Théo Jarrier dans les années 2000.
Il a joué et pourrait bien le refaire avec :
Vladimir Tarasov, Marylin Crispell, Malcolm Goldstein, Carlos Zingaro, Raymond Boni, JT Bates, Jacques Di Donato, J-J Birgé, F Tusques, Denis Colin (au sein de son trio avec Pablo Cueco), Benoit Delbecq, Fred Van Hove, Iva Bittova, Jean-François Pauvros, Ramon Lope Christian Sebille, Noel Akchoté, Nicole Mitchell, Hélène Breschand … Et beaucoup beaucoup d’autres…
Il a fait un bout de chemin en duo avec le déterritorialisateur André Minvielle ainsi qu’avec le batteur norvégien Terje Isungset. Le trio Anthropique avec Lucia Recio et dward Perraud. Il collabore avec Sylvain Kassap sur de nombreux projets et crée ensemble le trio Soleil Rouge avec Philippe Foch à la batterie.
En 2010 il a finalisé 6 faces pour violoncelle seul en enregistrant l’album Don’t Explain à Minneapolis qui faisait suite 10 ans plus tôt à l’album Déviation.Ces deux albums ont reçu de nombreuses récompenses. Trois dernières faces ont été enregistré à Pékin pour une sortie en 2017.
Il travaille régulièrement aux Etats-Unis (un Road Record « Passages » avec 13 improvisateurs de New York à Los Angeles en passant par Chicago) et chaque année dans toute la Chine depuis 2007 où il rencontre de nombreux artistes. En 2009 Il y créé le East-West trio au Festival French May de Hong Kong avec Xu Fengxia au Guzheng et Sylvain Kassap aux clarinettes. Cela sera suivit en 2012 d’une extension Américaine pour le East-Collective en ajoutant le californien Larry Ochs au saxophone, et la sino-américaine Miya Masaoka au koto. Ce quintet obtiendra le Award du meilleurs concert de l’année au Vision Festival de New York en 2013.
Il est aussi conseillé artistique à l’Observatoire de l’Espace du CNES, joue du violoncelle aux abeilles d’Olivier Darné et s’amuse beaucoup avec les plasticiens Jean-Yves Cousseau et Xavier Deshoulière. Joue depuis longtemps avec les auteurs Stephane Olry et la revue éclair, Michel Gillot, Jean-Michel Baudoin, Pierre Meunier collabore avec le Chorégraphe Serge Ambert. Est un des membres fondateurs de l’association des labels indépendant des allumés du Jazz et à créé le Festival WormHoles au théâtre de l’Echangeur. Il est également directeur musical du Festival Sidération du CNES. Dernièrement, il a expérimenté l’apesanteur dans l’avion zéro G, De cette expérience il a écrit une pièce pour violoncelles « la main de l’âme », évocatrice de cet état qui le fascine depuis l’enfance.
Il compte aujourd’hui 10 albums sous son nom et une vingtaine en collaboration
Claudia Solal : voice
As a singer, songwriter, improviser, Claudia Solal has performed on stage for 20 years now in France, Europe and United States, on the most prestigious venues and festivals. Her numerous collaborations and artistic experiences played a large part in building a unique vocal language, at the crossroads of written material and improvised songs.
After her highly acclaimed first two recordings "My own Foolosophy" (quartet with Baptiste Trotignon, 1998), and "Porridge Days" (duet with Benjamin Moussay, 2005 – « Coup de cœur » Charles Cros Academy), she released "Room Service" in 2010 (ffff télérama), with Spoonbox quartet.
She currently works with Antichamber Music trio with Katie Young and Benoît Delbecq, in Jean-Marie Machado’s Danzas orchestra, in a trio with Jean-Marc Foltz and Régis Huby, Equivoxe duet with singer Valérie Philippin, in duet with bass player Benjamin Duboc (Le ventre vide), in duet with clarinetist Sylvain Kassap.
Her third album in collaboration with Benjamin Moussay, Butter in my brain, will be released in october 2017.She’s been teaching since 1998, and has run the jazz singing and improvisation class at Strasbourg’s Conservatory CRR since 2005. She also gives workshops and master classes, and composes for TV and theater.
Philippe foch : drums & electronic
Driven by a rabid desire for encounter and exploration which far from dwindling with age seems on the contrary to sharpen as timepasses, Philippe Foch, drummer by trade, has been honing in for 30 years to the core of an intensely unstable territory of sound, fleeing all form of routine or status quo, ceaselessly questioning what he has gleaned and reinventing his musical language. This language, with rich percussion artillery as its beating heart, is immediately striking in rhythmic tonicity and organic vitality: a language ruminated at length but spurting profusely in the here and now.
Philippe Foch developed his ever-reformulated language as a soloist or with several resolutely non-conformist ensembles, Les amants de Juliette in particular, a trio formed with Serge Adam and Benoît Delbecq that recently celebrated 20 years of existence (and dissidence), and the Akosh S. Unit, a quartet created and led by vibrant saxophonist Akosh Szelevényi in which Foch participated from the beginning of the 1990s, playing with them until 2002. He deploys a great variety of percussion, imprinting a coloration as subtle as it is profound. After having worked for 20 years with the company L’entreprise de François Cervantes, an example of his recent composition is music for the show Them No Go See by dancer/ choreographer Sophoatou Kossoko. Careful to constantly widen his sphere of possibilities, he harbours in addition a marked interest for electronic music, interest that expresses itself notably in the duos Red Torsion (with Eryck Abecassis) and Basstarang (with Kasper T. Toeplitz) since the mid 2000s. During this time he also created Fugit, a solo project associating electronics and tablas which has led to this current Signature album. Since 2009 he his sharing a lot of experiences with the cellist Didier Petit in trio with the clarinetist Sylvain Kassap
Didier Petit : cello & voice
Didier Petit was born in Reims in 1962 into a musical environment and began the cello at the age of six. He entered the conservatoire to study the instrument he was to research and work upon in the future. Thanks to his family, Didier was "swimming" in music from a very early age.In 1977, Didier walked out of the conservatoire, to find himself face to face with the world. At this time, he realises that music won't leave him and, feeling a tremendous desire to exceed both physically and mentally, he turns to jazz. Particularly inspired by Sun Ra and his Arkestra and Celestrial Communication Orchestra of Alan Silva in which he played for ten years, he studied at the IACP, became a teacher, then administrator until 1989. Though his friendship with Misha Lobko he was introduced to many european musical improvisers and shared numerous musical experiences with musicians of all over the World as Vladimir Tarasov, Iva Bittova, Daunik Lazro, Bruno Girard, Carlos "Zingaro", Roger Turner, Benat Achiary, François Tusques, Marilyn Crispell, Terje Isungset, Larry Ochs, Evan Parker.. Didier petit also played an important part in organising the festival "decades of improvised music" in 86, create the The WormHoles Festival in 2007. In order to set up something stable, he creates the record label In Situ in 1990 which now comprises 36 titles. An utopist and realist at the same time, Didier petit never loses the taste for risk and imagination. In 2009 he creat the East West collective in Hong Kong for the French May Festival to creat a bridge between two cultures. Since then he travel often in China.Since 2010, he is the artistic consultant for the Observatoire de l’Espace (the art science laboratory of CNES) and for the Sideration Festival. In October 2015 he has fligh with his cosmocello in the zero G plane to experiment music in zero gravity.